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JACQUES COEUR DE BOURGES Jean Dauvet est un officier royal du XV e siècle, et Charles VII trouve en cet homme de moyenne noblesse un serviteur des plus dévoués. Mais qui est réellement Jean Dauvet ? C'est Michel Mollat qui en quelque sorte réhabilite cet homme, qui fut à l'origine de la spoliation des biens de Jacques Cur à la suite de son procès et de son jugement. "Jean Dauvet est un type caractéristique d'officier royal du XV ° siècle. Charles VII a trouvé en lui l'un des serviteurs les plus dévoués". Jean Dauvet est né, comme Jacques Cur vers 1400 fils cadet de Jacques Dauvet sénéchal d'Anjou. La famille est originaire de Cambrésis puis s'était fixée en Anjou. (le grand père de Jean Dauvet, Simon, avait épousé une Antoinette de Brézé. Simon Dauvet fut chambellan de Charles V. Jean Dauvet commence sa carrière comme conseiller du roi René d'Anjou, c'est là qu'il est remarqué par Charles VII, et fut désigné comme ambassadeur auprès du Concile de Bâle en 1431. Plus tard en 1442, il est procureur général et en 1446, il est procureur général au parlement de Paris. Et c'est ainsi que Charles VII le nomma responsable de l'inventaire des biens de Jacques Cur. Il fait l'inventaire, met les biens retrouvés sous sequestre et vend ces biens pour le compte du roi. C'est donc un officier du roi, situation assez classique, issu de la moyenne noblesse. Mais ce qui est remarquable, c'est que Jean Dauvet va être dans toutes les grandes affaires de Charles VII, Mollat nous dit "affaires diplomatiques, ecclésiastiques, procès.. etc". Louis XI, après avoir éloigné Dauvet de son entourage, comme pour d'autres faliliers de son père, le rappellera. Dauvet, dans ses missions sera implacable. C'était un gallican convaincu, et par exemple, lors de son périple pour retrouver les biens de Jacques Cur, Dauvet ira, à la demande du roi remettre de l'ordre à Langres pour l'élection de l'évêque. Après sa mission qui dure du 2 juin 1453 au mois de juillet (le 5) de l'année 1457, c'est à dire pendant 4 ans. Inlassablement, Dauvet parcours des milliers de kilomètres, va de Paris à Feurs en passant par le Puisaye, et bien entendu, Tours, Montpelleir et Bourges. Il vient et revient, interroge, fait comparaître et note tout ce qu'il fait. Il envoie aussi des mandataires partout où il ne peut pas aller, comme à Limoges ou à la Rochelle. Le travail de Jean Dauvet rassemblé par Michel Mollat est le document le plus important permettant d'évaluer la plus grande partie des biens de Jacques Cur. Le journal de Jean Dauvet comprend près de 700 pages, avec un déroulement chronologique. Dernier élément,
il semble qu'il n'y a pas eu de rancune tenace entre Dauvet et
les enfants de jacques Cur, ce qui est assez surprenant.
Plume, avec F°154, "2 caisses plaines de plumes d'austrusses", Prepoit, qui signifie pourpoint, mais aussi Quarte qui est une mesure pour les liquides et elle est faite d'étain. Avec une quarte on a 2 pintes. De même la queue est un tonneau contenant à la mesure de Paris 54 setiers de 8 pintes, soit environ 400 litres. Ce document universitaire donne beaucoup de termes du XV e siècle, mais pour certains mots, "on ne sait pas la traduction". C'est le cas de "mouchette" dans la phrase "unes mouchecte pourradoulcir argent".
" CHARLES, par la grâce de Dieu, roy de France, à notre amé et féal conseillier et procureur général, maistre Jehan Dauvet, par nous commis à l'exécucion de l'arrest pronuncié à l'encontre de Jacques Cuer, Salut et dileccion".
C'est aussi une vue du style de l'époque :
"Et aussi fismes responce audit Ravant, que pour le présent ne luy povoit estre faicte responce sur ladicte requeste, qu'il avoit faicte au Roy de la delivrance des biens de la succession de sa mère, pour ce que n'estions pas bien informez ne instruis s'ilz y devoient aucune chose avoir et qu'il estoit besoing de se enquerir d'aucunes choses avant que ladicte responce leur puisse estre faicte, et, au regard de la provision qu'il requéroit, luy dis que brief seroye à Bourges, et que lors se tirast vers moy, et que je luy feroye tant qu'il auroit cause d'estre contant." F°194 1 er ou 2 novembre 1454 : première évasion de Jacques Cur. Et incontinant que je fu arrivé (à Lyon) receu lectre du Roy faisant mencion que Jacques Cur estoit eschappé du castel de Poictiers où il estoit prisonnier, et me mandoit le Roy, bien expressément que je fisse toute diligence d'envoier par tous les ports et passaiges de par deçà et que je fisse serchier et enquérir par tout savoir si je pourroye savoir ne oyr nouvelles dudit Cuer, et lors escripvy et envoyé messagiers en languedoc en Prouvanse, à Mascon, à Chalon et ailleurs et ès ports et passaiges du lionnois . Et le samedi premier jour de novembre, feste de Toussains, eu nouvelles que ledit Cuer estoit trouvé. POUR ECRIRE AUX AMIS DE JACQUES COEUR :
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