JACQUES COEUR DE BOURGESLE PORTRAIT DE MACEE DE LEODEPART,
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contribution de Philippe Goldman
Macée de Léodepart fut l'épouse de Jacques Coeur, on ne connaît pas grand chose de la vie privée de l'Argentier du roi, on en connaît encore moins de sa femme. Philippe Goldman a retrouvé deux portraits de cette femme :
(Cahiers d'archéologie et d'histoire du Berry - N°161 - 1er trimestre 2005.)
Le Musée du Berry conserve deux portraits identiques de Macée de Léodepart.
L'un est une grande toile dénuée d'intérêt, sans doute du XIX e siècle, elle figure dans le catalogue de 1869. Elle devait appartenir à la " Galerie des Illustres ".
L'autre, de plus petit format, 16 X 21 cm, mériterait un examen plus poussé. Il a été à tout le moins très fortement restauré et reverni. Il s'agit vraisemblablement d'une copie assez ancienne.
Son aspect est fort peu engageant et laisse à première vue assez dubitatif. La légende inscrite " Damoiselle Macée de Léodepart, femme de Jacques Cur, Argentier du Roy " paraît être une copie maladroite d'une inscription ancienne. Les lettres sont trop rondes, par exemple si on les compare à celles retrouvées par Chenu et identifiées par lui comme provenant des verrières des Preux du palais Jacques Cur.
En revanche, il est établi que le " couvrechef de toile d'atour " représenté fut porté pendant un très court laps de temps autour de 1450. On en voit un semblable sur une des cheminée du palis.
La mention " Argentier " réduit la fourchette aux années 1441 - 1451.
Peut être cette peinture a-t-elle pris comme modèle une enluminure ou un panneau de verre, ce qui justifierait la présence de la légende.La seule représentation connue de Macée de Léodepart, outre son gisant disparu, faisait partie d'un vitrail de la sacristie de la cathédrale disparu sans doute au XVIII e siècle
Ce petit portrait du Musée du Berry est entré en 1906 par donation des héritiers Delasalle.
L'hypothèse d'une copie de la grande toile peut certes aussi être évoquée, compte tenu du décalage des dates d'apparition (1869 - 1906) mais elle est peu vraisemblable.
A suivre ? " écrit Philippe Goldman.Question : qui connaît l'origine de ces portraits ?
Qui possède un portrait de Macée de Léodepart ?
Le gisant de Macée de Léodepard
" Le gisant de Macée de Léodepard date de 1453, date de son décès où selon d'autres spécialistes ( Mâle en 1925, ou Gauchery) de 1457.
Il s'agissait d'une représentation nue ou plutôt couverte d'un suaire, presque un transi donc, très peu élevé au dessus du sol, environ un demi pied, sans doute aussi par soucis d'humilité, est-il à mettre en rapport avec la devise de son fils Archevêque ?
Ce gisant est connu par des descriptions très sommaires, et disparu de l'église Saint-Oûtrillet peu après 1663, on peut noter qu'il a dû être réalisé exactement en même temps que l'on achevait la décoration du tombeau du duc Jean de Berry, notamment les pleurants. On peut même avancer à tout hasard, les noms de Bobillet et Mosselman, même s'ils n'ont pas été les seuls à uvrer sur le chantier, ou ceux de Philippe Colombe, mort en 1457 et de son fils Michel né en 1421.
Mais en l'absence de tout vestige, on ne peut aller plus loin.On peut espérer que l'enlèvement du gisant, probablement à l'occasion de l'aménagement d'un nouvel autel au XVII e siècle, n'a pas entraîné sa destruction mais seulement son enterrement ou sa réutilisation, et qu'un jour peut-être, des fouilles archéologiques dans les parties subsistantes de l'église permettront de la retrouver "