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JACQUES COEUR DE BOURGES |
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Jacques et Macé auront 5 enfants connus à ce jour : Jean = né en 1421, il deviendra archevêque de Bourges, Ce sera, malgré son jeune âge, un très bon archevêque. Il meurt en 1483. Henri = il est né vers 1429, il deviendra lui aussi un homme d'église. Il sera chanoine puis Doyen du chapitre de l'Eglise de Limoges, chanoine de la Sainte Chapelle de Bourges. Geoffroy ou Geoffrey = sera un échanson du roi. Il fera carrière dans les offices du roi, un fonctionnaire en quelque sorte. Il épousera en 1463 Isabelle Bureau, qui était la fille du grand maître de l'artillerie; Jean Bureau, seigneur de Monglas. Il meurt en 1488. Les ancêtres du grand argentier viennent du côté garçon de cette branche : 10 000 descendants ont été présentés le 18 novembre 2000. On trouve des descendants de Jacques Cur dans les familles de Vogüé, de Peyronnet, de la Rochefoucauld, de Rohan-Chabot, mais aussi de la Panousse, de Robien, de Broglie, Guéné, de Dieuleveut, etc. Ravand (ou t) = on ne sait pas grand chose de ce fils, qui a travaillé semble-t-il avec son père, ce sera le seul. (le prénom, peu courant venait de Ravant le Danois, qui a pu être son parrain). On le retrouve en Italie lorsque Jacques Cur fit commerce avec "la Bogetta della seta" à Florence. C'est Ravant qui "prit possession de draps pour une expédition en Catalogne (JH). Par contre, Ravant lors des difficultés familiales va se désolidariser du reste de la famille. Il viendra crier misère auprès du procureur Dauvet affirmant que ses frères l'avaient chassé. "Ravant Cur qui me dist qu'il n'avoit de quoy vivre ni de quoy avoir des vestements et aultres habillements de sa personne". Dauvet lui octroya 500 livre, et nul n'en entendit parler. Ravant, c'est un mystère. Perrette = la seule fille de la famille, elle fera un beau mariage avec Jacquelin Trousseau. Ce Jacquelin Trousseau fils d'Artault, or cet Artault, viconte de Bourges était le propriétaire du château de Bois-Sir-Aimé, lieu de résidence de Charles VII et d'Agnès Sorel. Ce château qui était en très mauvais état fut réparé par l'Argentier sur son argent propre.
Jacques Coeur a-t-il eu d'autres enfants ? Nous ne le savons pas. Il était courant à l'époque d'avoir plus d'enfants, car beaucoup dans ces temps d'épidémies mourraient jeunes. Ce fut sans doute le cas, mais aucun document n'en fait état. Sauf que M Alain Galan nous a fait parvenir en avril 2008 des documents importants qui montrent qu'une fille de Jacques Coeur, Geoffrette avait été mariée à un membre de la famille de Jean de Cambrai. >>>CLIQUER
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Son frère Nicolas, sera nommé chanoine de la Sainte Chapelle puis Evêque de Luçon.
En 1435, à la mort du père, c'est ce fils qui hérite du premier bâtiment et le second revient à Jacques.
On retrouve cette affirmation chez Jacques Heers, qui reprend Pierre Clément, "Jacques Cur épousa Macée de Léodepart en 1418, son frère Nicolas entrait dans les ordres et sa sur se mariait à Jean Bochetel, d'une famille originaire de Reims, secrétaire du roi".
Si on reste sur le plan familial, Jean Yves Ribault signale qu'en 1409, Pierre Cur vint s'établir vers la rue d'Auron avec sa femme, son beau-fils, Jean Bacquelier, ses fils Jacques et Nicolas, et sans doute d'autres enfants . C'est sibyllin, mais cela montre que l'on n'en sait rien.
D'où le dernier mystère familial, celui de la nièce Perrette ou Pierrette. Dans la famille, on connaissait la fille, maintenant je vous présente la nièce. Certains auteurs en parle comme d'une Perrette Cur, donc si c'est une nièce, elle est la fille d'un frère de Jacques Cur et ce n'est pas Nicolas le chanoine ! Les mots à cette époque n'avaient pas la même portée qu'aujourd'hui. Le mot "nièce" peut être plus simplement "de la famille".
Alors ? On est en plein brouillard.
C'est important de le savoir, car cette Perrette va se marier avec Jean de Village, le facteur de Jacques Cur, son principal associé avec Guillaume de Varye. Une lettre de Jacques Cur à Jean de Village commence par ces mots "mon neveu, mon cher fils .." c'était pour venir le délivrer à Beaucaire. La terminologie neveu ou nièce est-il conforme à aujourd'hui (ou à la bretonne ?) ou est-ce une approximation ? Alors ce serait une cousine. Pourquoi pas ? Avouez que deux Perrette, ce n'est pas simple.....
Rien n'est simple à ce jour sur la famille de Jacques Coeur.
Ce qui semble certain, c'est une fille de Jacques Coeur appelée Perrette, elle fut mariée avec Jacquelin Trouseau, ce dont on est à peut près certain. On retrouve cela à travers Bois-Sire-Amé, le lieu proche de Bourges où Agnès Sorel et Charles VII passaient l'été. Et cette seigneurerie appartenait à la famille Trousseau.
Cette Perrette devint veuve avant 1471, et se retira comme Clarisse à Bourges.
Pour l'autre Perrette, c'est plus compliqué. On parle d'une Perrette, nièce de l'Argentier et mariée à Jean de Village.
Qu'est-ce que cela signifie ?
Soit la notion de nièce est très vague et cette Perrette était une lointaine cousine de Jacques Coeur.
Soit c'est effectivement sa nièce comme on le définit aujourd'hui. C'est donc la fille d'un frère ou d'une soeur de Jacques Coeur. Or, le frère de Jacques Coeur s'appelait Nicolas, et il fut éclésiastique, évêque de Luçon, ce n'est donc pas lui.
Par contre, on parle souvent d'une soeur de Jacques Coeur, dont on ignore le prénom, c'est parfois indiqué "N". Elle fut mariée avec un Jean Bochetel, de Reims qui fut selon Michel Mollat et Jean Yves Ribault un notaire et ecrétaire du Dauphin Louis, futur Louis XI.Henri de Man affirme à son tour page 29 qu'il avait une sur qui épousa Jean Bochetel, secrétaire du roi Charles VII ?
Donc Perrette, dans l'état actuel de nos connaissance ne pourrait être que la fille de Jean Bochetel et de la fille "N....." de Jacques Coeur.
Sources : Bibl Nat PO 799, cabinet d'Hozier, 99, n° 2640 ; Dossiers bleus 201.