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Les portraits de Jacques Coeur Site des Amis de Jacques Coeur |
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Comment Jacques Cur était-il physiquement ? ![]() |
Voici une série de portraits attribués à Jacques Coeur sans aucune preuve historique.
Jacques Cur en couleur sur plusieurs ouvrages (J. Heers, F. David ), c'est intitulé "portrait de Jacques Cur anonyme du XV ième siècle" et certains ajoutent Musée du Berry. Ce portrait est en effet au Musée du Berry, dans les réserves.
Jacques Cur en couleur sur plusieurs ouvrages (J. Heers, F. David ), c'est intitulé "portrait de Jacques Cur anonyme du XV ième siècle" et certains ajoutent Musée du Berry. Ce portrait est en effet au Musée du Berry, dans les réserves.
Dans un livre d'Heures à Munich, on a un "Jacques Cur en prière", mais les spécialistes ne lui donnent pas beaucoup de valeur historique.
(une reproduction figure dans le livre de Poulain)
Autre image, un Jacques Cur faisant amende honorable, dans la miniature de Monstrelet.
portrait de l'amende honorable
Dans un ouvrage de Jongleux, on a page 16 un curieux portrait qui doit dater de peu de temps, comme cette gravure achetée par les musées de Bourges en cette année 2000, dessinée par Dupré et gravée par Ethiou.
N'ayant actuellement aucun portrait fiable, nous allons nous rabattre sur le célèbre tableau de la reconquête de Rouen avec Jacques Cur accompagné de Dunois, Brézé sur leur cheval.
Pour la pierre, dans le livre de H. de Man, on a plusieurs photographies de bas reliefs très connus, et l'auteur affirme que ce pourrait être Jacques Cur.
C'est dans l'homme sur le tympan de la montée à la chapelle.
C'est sur les sculptures de la tour intérieure, ou l'auteur nous dit que les deux personnages sont Jacques Cur et son épouse, car ce sont des habits de bourgeois de cette époque.
Et puis l'homme de la façade extérieure, pour J. Y Ribault, ce pourrait bien être Jacques Cur.
Pourquoi pas, mais nous ne savons rien.
Après cette série de portrait, il faut avouer que l'on ne sait rien ou presque du physique de Jacques Cur.
Il devait avoir une bonne dose de charisme et pour être à ce niveau en affaire, il fallait qu'il en impose à la fois par la parole et par la prestance.
On peut penser, avec Serge Lepeltier qu'il était de taille moyenne, mais d'une corpulence au-dessus de la moyenne, n'avait-il pas, dans sa jeunesse aidé son père à transporter des baluchons de fourrures, ça doit muscler les épaules.
Il faut tout de même faire très attention, certains des grands de l'époque, et en particulier Charles VII n'étaient pas physiquement un athlète et dans la famille, Charles VI ou Louis XI étaient des personnages quelconques, au plan physique.
Thomas Bazin écrit :
" C'était un homme sans lettres, mais d'un esprit infini et très ouvert, très industrieux pour tout ce qui concernaient les affaires".
Michelet évoque le portrait de Grignon :
"C'est une figure éminemment roturière, mais point du tout vulgaire, dure, fine, et hardie. Elle sent un peu le trafiquant en pays Sarrazin, le marchand d'hommes ."
Vallet de Viriville de son côté écrit en 1864 :
"La résolution et la dignité s'y combinent avec une certaine bonhomie. Le sourire de l'enjouement tempère par une courbe plus douce l'expression de ses lèvres fines et fermes".
Dans le cadre d'une émission de télévision sur FRA, du 13 octobre 2004, Des Racines et des Ailes, un portrait de Jacques Coeur a été publié par le supplément du Nouvel Observateur .
Il s'agit d'une gravure d'après Alphonse de Neuville (1835 - 1885).
C'est le Jacques Coeur marchand avec une nef proche de lui, et sur son vêtement, les armes de la famille.
Contribution de Robert Guillot
Cette représentation de Jacques Cur figure sur un billet de banque. Elle est due à Lucien Jonas, créateur de billet de banque et cette coupure fut mise en circulation de 1941 à 1945.
A défaut de posséder un portrait authentique, nous devons nous contenter d'apprécier la vraisemblance de ce profil, en considérant les traits du visage, la nature du vêtement, le choix de l'attitude.
Notons auparavant que Jonas a choisi comme second plan la façade orientale de la Grand' Maison dont, pour l'essentiel, la construction est achevée en 1450 - 1451.
C'est donc l'homme de la cinquantaine au sommet de sa réussite qui pose ainsi devant son palais.
- La représentation du visage souligne l'habileté et la détermination du personnage et ion peut la comparer, peut être en la préférant au portrait peint du Musée du Berry et à la sculpture juvénile de Préault.
- La richesse du vêtement avec le col de fourrure correspond bien à la mode du moment et au goût d'un connaisseur, issu du milieu de la pelleterie. Cette richesse n'appelle pas de réserves marquées, même si elle s'écarte de la description authentique fournie par un témoin au moment de l'arrestation de l'Argentier qui portait :
" une robe noire courte, à mi-cuisse, des chausses de vert obscur, un pourpoint de velours satin cramoisi, un chapeau gris et des chaussures à la poulaine ".- Quant à l'attitude, la plume à la main, se préparant peut-être à une signature, dont voici un exemple, elle risquerait de nous conduire à une interprétation inexacte.